Multiplier par deux le prix des billets d’avion

planeDoubler le prix des billets d’avion ..

Cela vous semble aberrant? C’est pourtant le type de solution qu’il faut envisager pour lutter contre le changement climatique. Et vite !

Sur le site de la RTBF, j’ai pu lire qu’un avion émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre par passager contre environ 100 grammes au kilomètre pour un automobiliste. Il est également dit que la contribution de l’aviation aux émissions globales de gaz à effet de serre de l’Union Européenne est estimée à seulement 3% mais selon un rapport spécial du GIEC (Groupe Intergouvernmental pour l’Etude du Climat), l’impact serait en fait 2 à 4 fois plus important.

Qui plus est, le secteur aérien bénéficie de nombreux cadeaux fiscaux: exonération de taxe carbone et de taxe sur le kérosène, TVA réduite, subvention des aéroports…

Et cerise sur le gâteau : comme le dit le site Reporterre, le transport aérien se trouve aujourd’hui dans une sorte de « no man’s land », puisqu’il n’est pas concerné par l’accord de Paris sur le climat.

Bref, inutile d’aller plus loin sur les raisons d’une telle mesure : l’avion pollue et rien n’est fait aujourd’hui pour que les gens s’en détournent.

Les tentatives de taxer le secteur ont pourtant existé: En 2012, l’Union européenne a voulu instauré une « taxe CO2 » pour chaque avion qui décollerait ou atterrirait sur un aéroport européen. Le but était de compenser en partie les émissions de gaz à effet de serre en achetant des quotas de CO2, vendus par les Etats ou par les entreprises qui n’utilisent pas les leurs. Mais suite à de nombreuses protestations et boycott, notamment des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine ou de l’Inde, cette taxe a été gelée.

Certains pays ont pris des initiatives au niveau national. En Suède par exemple – comme le relaie le site air-journal – depuis le 1er avril 2018  le pays prélève sur tous les passagers au départ une nouvelle taxe, allant de 60 à 400 couronnes (5,8 à 38,75 euros) suivant la distance de la destination.

Ces ‘petites’ taxes sont certes positives mais malheureusement trop insignifiantes. Il faut frapper fort. Nous n’avons plus le temps pour des ‘mesurettes’.

Je parle de faire payer aux passagers deux fois le prix du billet, ce qui reviendrait à taxer à 100% le prix des billets. Au fond de moi, je suis même convaincu que le multiplicateur devrait plutôt se situer entre 3 et 5 fois le prix actuel … Voyager en avion n’est pas indispensable et l’urgence climatique nous obligera un moment ou un autre à des telles mesures.

C’est aux politiques ou législateurs de trouver la meilleure formule, mais l’objetif clairement affiché est de détourner les usagers de ce mode de tranport et de remettre en cause leur nécessité de voyager. Une simple augmentation de 5 ou 10% n’aurait pas de tels effets.

Est-ce qu’une telle mesure aura un impact économique négatif? À court terme c’est une évidence. Elle pourra mettre un genou à terre à notre compagnie nationale, envoyer des millers de salariés au chômage, nuire à notre tourisme … et avoir une multitude d’autres effets négatifs auxquels je ne pense même pas. Mais ensuite, comme toujours, le marché se régulera. Les sociétés du secteur se réinventeront et les anciens salariés retrouveront du travail. Il faut accepter les effets néfastes de mesures fortes à court terme, et garder en tête l’urgence de la situation, qui justifie tout impact économique et sociétale.

Pour nous passagers, il faut aussi accepter l’idée que voyager ne sera plus comme avant.

Passer un week-end dans une ville étrangère est une aberration totale ! Aller se faire bronzer au bout du monde au mois d’août l’est tout autant ! Quand aux déplacements professionels, sont-ils vraiment si nécessaires? Une plus grande utilisation des technologies de communication existentes pourrait largement remédier au problème en diminuant les besoins de déplacement professionels et en limitant ainsi le surcoût global du budget « voyages » des entreprises.

Non, ces trajets ne devraient pas être interdits. Mais oui, ils devraient coûter au moins 2 fois plus cher. Nous continurions à le faire, mais moins souvent. Pour le plus grand bien de la planète…

Prendre l’avion fréquemment aura été une folie d’une autre époque. Dans un futur proche, monter à bord d’un airbus devra revêtir un caractère exceptionel.

Evidemment un accord au niveau international sur le sujet est aujourd’hui improbable. Mais nous ne pouvons pas attendre de mettre à la table des discussions la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis avant de décider des mesures qui s’imposent.

Ayons le courage de prendre en France, dès aujourd’hui, des mesure drastiques sur le prix des billets d’avion.

Zipolite.

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